Les foulées charentonnaises…toute à mon aise

Dimanche 19 Février 2017. Quinze jours après la première course de l’année je remets ça. Elle n’était pas prévue au programme. Mais vous connaissez l’effet de groupe, Lylia et Virginie m’ont motivée.

Alors c’est reparti pour un tour, encore une fois  pas trop d’entraînements. Mais maintenant ça va changer. Comme ça je ne suis plus prise au dépourvu.

Je récupère mon dossard. L’enthousiasme est en demi-teinte car je devais la faire avec ma sœur. Courir seule, se frayer un chemin, ne pas tomber, bien gérer ses pieds, la pression monte. Mais plus de recul possible…j’ai essayé de voir si j’avais mal au dos, aux pieds, ou ailleurs. Mais rien ! Il ne me reste plus qu’à assumer mon inscription faite sur un coup de tête.

La nuit fut agitée,  le levé n’était pas au top. Le ciel gris ne donne pas envie de mettre le nez dehors. Je me prépare tranquillement. Je n’arrive presque pas à manger, mais je me force tout de même un peu.

Le ciel commence à se dégager. Trop contente, je vais pouvoir dégainer les lunettes de soleil, mon esprit ressent un peu de chaleur. Je me motive un peu plus et je commence à réaliser que je vais courir mes cinq premiers kilomètres toute seule.

Le moment de mettre le nez dehors est arrivé. En rentrant dans l’ascenseur, je ressens une vague de froid qui me tétanise. Ca se confirme, le froid est bien présent. Direction le tram, et pour ne pas changer il me passe sous mes yeux ! Je ne vais pas me mettre à courir tout de même. Alors j’attends le prochain en musique.

Deux stations après, on m’interpelle. Ouf, une personne que je connais, Jean-Pierre. On fait le trajet ensemble, et forcément on papote et je me détends un peu.

Arrivés sur place je dois rejoindre Virginie et son double. On met nos dossards, on discute. Le moment de décoller arrive. Je dois passer par les vestiaires déposer mon bâton de marche, et oui, je dois me débrouiller seule. En cas de manque d’équilibre je me tiendrai quelque part, ou je pourrais m’asseoir par terre. On se rassure comme on peut.

Je rencontre Marion du groupe des IG runneuses, elle m’encourage, je commence à sentir que cette course folle va être bien.

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Juste le temps d’arriver au point de départ, de faire une petite vidéo…et c’est le départ…Je ne me pose aucune question, je trottine. Je pensais faire comme la fois  précédente, marcher une minute à la fin de chaque kilomètre couru. Merci Lylia.

Le premier kilomètre, passe, mais pas sans mal. Mon ami le point de côté s’invite. Ce qui m’oblige à marcher un peu plus que prévu. Le second se présente toujours dans la douleur. Je commence à me distancer du dernier groupe. Ce n’est pas grave, il faut continuer. Je vois les tête dépitées des bénévoles. J’ai l’impression d’être dans un film, les endroits où je passe semblent déserts. Je profite du moment, je tente de mieux respirer. Je suis à la moitié du parcours, la douleur me laisse enfin tranquille.

Je me permets de dépasser un monsieur, puis une jeune fille. Enfin arrive devant moi, une femme au dossard 2399, qui court à la bonne allure. J’en fais mon lièvre sans qu’elle ne le sache. Le troisième kilomètre vibre sur ma montre, pas besoin de m’arrêter, mes jambes se régalent et moi aussi.

Jusqu’au moment où je rencontre un chien qui saute partout. Il ne fait que s’amuser avec son maître, mais il court tellement vite en ma direction que j’ai l’impression qu’il ne s’arrêtera pas à temps au niveau de son maître. Et puis j’avoue j’ai peur des chiens ! Je fais  du sur place pendant au moins deux minutes. Je suis rattrapée par une coureuse, on passe alors l’obstacle ensemble. Nous sommes à un peu plus de quatre kilomètres. On papote un peu, et je continue seule.

Je regarde ma montre, quarante et une minute. Un bénévole vient de me dire qu’il reste cent cinquante mètres. Je repense à mon dernier chrono, en fait je peux faire mieux. J’accélère comme je peux. J’aperçois la ligne d’arrivée et le grand chrono que je vois à la dernière seconde. Pas le temps de faire de photo, un peu déçue, mais je ne veux pas gêner. Et oui je suis d’abord une paparazzi. Je sais que j’ai fait mieux que le dernière fois même si ça se compte en secondes. On me tend le sésame, ma médaille ! Je suis fière de mon parcours et de ces évolutions qui je l’espère, continueront sur cette voie.

20170302_135107.jpgÀ très bientôt sur Fauteuil Roulant vs Paire de Running !

Blandine Ébène

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